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Coudre sa robe de mariée ?

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Je ne couds pas énormément en ce moment, je vous l’accorde, mais pourtant, je suis loin de ne rien faire, c’est juré ! Aujourd’hui c’est un lundi couture un peu spécial. J’ai l’impression de répéter ça tous les lundis mais c’est que le lundi, à parler couture avec vous, c’est tellement de bonheur que c’est forcément spécial à chaque fois ! Même si la semaine dernière, le lundi était une grande journée avec le lancement de la boutique Etsy « The Comptoir« , ce lundi est aussi particulier mais pour des raisons un peu plus personnelles cette fois.

Ce 29 août 2016, nous fêtons notre premier anniversaire de mariage. Un an déjà. Bon après dix ans passés ensemble, on pourrait se dire qu’un an ce n’est pas grand chose, surtout que, si on avait pas eu à se marier pour pouvoir partir ensemble aux USA, je ne suis pas certaine qu’on l’aurait fait. Mais ça a été un tel plaisir de préparer cet évènement et cette année a été tellement dingue que c’est difficile de ne pas célébrer cette journée !  Il s’est passé tellement de choses depuis 365 jours. Et c’est ça qui fait que cette année est si particulière. Je plane total là, je peux vous le dire !  Je me shoot au bonheur et c’est vraiment le pied, je souhaite ça à tout le monde.

Oui oui! Je suis toute seul sur cette photo!
Oui oui! Je suis toute seule sur cette photo!

Et puis quelle coïncidence, on pourrait croire qu’on l’a fait exprès de se marier un 29 août 2015, pour que, l’année suivante, ça tombe pile poil sur un lundi couture, non mais si c’est pas un signe je ne m’y connais pas ! Tous les prétextes sont bons pour parler couture, vous l’aurez compris. J’en profite pour faire un double article, à la fois couture, à la fois the Mariage ! Je vais vous raconter un peu ce qu’il s’est passé quand je me suis attaquée au dossier « robe de mariée ».

Autant, tout était très clair bien en amont dans ma tête sur ce que je (nous) voulais pour le mariage, autant la robe je pataugeais un peu dans la semoule ! Je n’avais jamais rêvaé d’une robe de princesse en tulle qui s’affiche dans les vitrines des boutiques de mariage. Je n’avais pas non plus envie de ne pas profiter de l’occasion pour me faire la plus belle possible. Et c’est dans ce cul entre deux chaises qu’il a fallu que je trouve une solution. Pour être certaine que je ne voulais pas de robe « traditionnelle » je suis quand même allée en essayer quelques unes. Je vous dis toujours « On oublie les bustiers, c’est pas beau pas beau pas beau et ça ne va à personne à moins qu’on soit top modèle. » Je continue de penser ça mais, déjà c’est compliqué de trouver une robe qui ne soit pas bustier, et ensuite, des trois robes que j’ai essayées, celle qui m’allait le mieux c’était une robe bustier, comme quoi, ne jamais dire jamais. J’avais beau me trouver belle dans cette robe, je ne me reconnaissais pas, ce n’était pas moi. On entend souvent dire qu’il faut trouver LA robe de mariée, mais ça ne veut pas dire grand chose. Une robe de mariée, il faut qu’elle soit belle, que vous soyez à l’aise dedans, que vous vous trouviez belle, mais surtout, surtout, il faut qu’elle vous ressemble. C’est un peu comme si c’était le vêtement qui vous résumait à 100%, c’est pour ça qu’elle n’est pas facile à dénicher.

Ma robe de mariée
Ma robe de mariée

Je n’aime pas les motifs, les perles ou la dentelle, donc pour trouver une robe dans un magasin traditionnel, vous imaginez bien que ça n’est pas évident. Comme je suis petite, je voulais une robe courte, ou du moins pas longue jusqu’au sol, niveau tonneau qui n’a pas de jambes, on ne fait pas mieux. L’important, je crois, quand on veut choisir sa robe de mariée c’est de bien se connaître. Pour ça, je vous renvoie au guide des morphologies. Il faut être conscient de ses atouts et de ses défauts, de ce qu’on aime montrer ou non. Par exemple, quand je ne suis pas enceinte, j’ai une taille très marquée que j’adore, un cou et des chevilles assez fins et des bras et des cuisses que je déteste. Une fois ce constat effectué, il n’est plus très compliqué de choisir la bonne robe. Je voulais donc une robe à manche 3/4, une taille cintrée, un décolleté pas trop ouvert et carré, un dos plus ouvert, de l’amplitude au niveau des hanches et des cuisses et pour la longueur, juste au dessus du genou.

le plus important c'est d'être bien bien bien
le plus important c’est d’être bien 

Comme j’avais bien conscience que dans mon budget riquiqui je ne trouverais pas cette robe dans le commerce, j’ai donc commencé par la dessiner. Elle avait une allure rétro, un peu 50’s qui me plaisait beaucoup. Ça y est, je savais ce que je voulais. Soulagement !

Je me suis ensuite dis que si elle n’était pas trouvable dans le commerce alors il allait falloir la coudre. Et c’est là que ça devient délicat. Qui va coudre ma robe de mariée ? Comme j’avais bien conscience d’être beaucoup trop dans le contrôle du moindre détail, je me suis dit que c’était une sage décision de confier la confection de ma robe à quelqu’un d’autre. Quelle erreur ! J’ai trouvé une couturière « professionnelle » avec un boutique et tout, qui avait l’air très confiante à l’idée de faire ma robe, j’aurais dû me méfier. Ça a été la catastrophe intergalactique. Après 5 essayages, sur 8 mois, tous plus ratés les uns que les autres, j’ai fini par prendre ma robe pas terminée et tachée à une semaine du mariage en lui balançant son argent, pour essayer de sauver ce qui pouvait encore l’être. J’ai finalement trouvé une bonne fée qui a tout bien rattrapé pour que je puisse mettre ma robe, j’ai trouvé un produit magique pour enlever les petites tâches de sang et de rouge à lèvre fushia qu’avait mises la vilaine sorcière sur ma robe ivoire en crêpe de soie. Soulagement interstellaire !

Comme j’étais assez pessimiste, à deux semaines du mariage, avec cette robe qui n’était toujours pas terminée, j’ai quand même décidé de me coudre une deuxième robe, juste au cas où, histoire de ne pas me retrouver toute nue le jour J. Et comme par miracle, le jour même d’un de mes essayages loupés, Make My Lemonade a sorti le patron de sa robe « plan B », je l’ai vu comme un signe, elle avait entendu mon désarrois et m’avait offert le patron parfait ! Ça a été un grand moment de bonheur que l’arrivée dans ma vie de ce patron ! Comme on a fait un mariage cirque (on parlera bientôt déco c’est promis), j’ai décidé de réaliser cette robe Lolita en mode CIRQUE, en popeline de coton rouge très légère et avec un galon doré. Aussi belle soit-elle, je ne l’ai pas porté le jour de mon mariage, mais le lendemain. Pour démonter, ranger et faire le ménage c’était PAR-FAIT !

Robe Lolita du lendemain
Robe Lolita du lendemain

Désolée pour la qualité des photos, mais même si j’ai bien emmené cette robe aux USA, comment dire… Avec mon big belly c’est impossible de rentrer dedans actuellement pour refaire des photos ! Et puis, je ne vous l’ai pas dit, mais vous avez dû le voir, ce qui m’a fait me dire que j’allais porter ma robe, après toutes ces péripéties, ce sont ces fleurs dorées, que j’adore toujours autant, peintes par le talentueux Daniel Bambagioni, qui m’a offert un cadeau merveilleux en apportant à cette robe cette touche qui fait qu’elle est vraiment devenue MA robe.

Moralité : faites vous confiance ! Ou à quelqu’un que vous connaissez bien et qui n’a pas peur de s’attirer les foudre d’une future mariée. Si vous avez envie de coudre votre robe, n’hésitez pas, si c’était à refaire, je pense que cette fois je ferai ma robe moi-même. Par contre ne le faites pas si vous sentez que vous allez être une mariée un peu sur les dents, ou aussi appelé une « bridezilla ».

Elise Huguette
Je suis scénographe et éclairagiste parmi les activités que je pratique. Je suis passionnée de voyage et de couture et je vis à Washington DC!

2 Comments

  1. Super article c’est toujours un plaisir de te lire. Qu’une malédiction s’abatte sur la couturière nulle et que cette deuxième année de mariage vous apporte un beau petit vous / une belle petite vous <3

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