The Guide de l'ExpatThe Mémoire

Se remettre en question pour mieux vivre

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Au marché à Pittsburg

Je ne sais pas vous, mais personnellement, je sens que je suis à un tournant de ma vie, pas vraiment dans le sens d’une grande étape à venir, mais je suis plutôt dans un questionnement de mon mode de vie en général.

Je sais que même si j’ai toujours été préoccupée par des questions écologiques, ce phénomène s’est largement amplifié depuis un peu plus d’un an. Je crois que le vrai déclenchement de cette nouvelle dynamique a vraiment été mon arrivée aux USA. Je ne voudrais pas faire de généralité et accentuer les clichés existants, mais les Américains ont vraiment une manière de consommer qui ne me correspond pas du tout. L’un des plus gros pôles de pollution, mis à part l’industrie agroalimentaire ou textile, est la pollution liée aux voitures. Aux États-Unis, le gallon d’essence coûte environ 2,20$, vous allez me dire que c’est bien plus cher qu’en Europe, et bien pas du tout puisque qu’un gallon c’est 3,6L. Au pays de l’Oncle Sam, le litre d’essence coûte environ 0,6 centime là où en France il est à plus de 1,50€ (de mémoire). Quand on fait le plein de sa voiture avec 25$, on se pose beaucoup moins de questions ! En même temps, les villes sont tellement grandes et tout est tellement éparpillé qu’il est bien difficile de se contenter des transports en commun (qui ne sont pas toujours au top). Lorsque nous étions à Strasbourg, nous ne nous déplacions qu’à vélo et notre voiture nous embarrassait. Ici, je ne vois pas vraiment comment on aurait pu garder ce mode de vie et c’est bien dommage.

Serre à Pittsburg
Serre à Pittsburg

Avant d’arriver dans le Nouveau Monde, je m’étais fait une promesse : je deviendrai végétarienne ! Chose promise chose due ! Ça fait un an que je n’ai pas touché à un seul bout de viande ou de poisson et ça ne me manque absolument pas. Dans ma vie d’avant j’étais plutôt flexitarienne, en gros : végétarienne la plupart du temps et puis de temps en temps je mangeais de la viande. Ce mode de consommation m’allait parfaitement bien puisque la protéine animale n’a jamais vraiment été mon dada même si le poulet-frittes du dimanche midi était mon repas préféré. Mais n’ayant pas vraiment idée de ce que les industriels administrent aux animaux d’élevage et ne sachant rien de leurs conditions de vie et d’abattage, je me suis dit que c’était l’occasion de faire un choix radical et de trancher la question : la viande, pour moi c’est terminé ! Je ne regrette absolument pas ce choix, et même s’il ne faut jamais dire jamais, plus jamais je ne redeviendrai omnivore. Cette industrie, comme beaucoup d’autres, est un vrai fléau pour la planète, l’humain mange beaucoup trop de viande. Même si vous êtes de vrais viandards, essayez de vous questionner un peu sur ce qu’il y a dans votre assiette. Comment a vécu cet animal ? Comment a-t-il été nourri ? Comment a-t-il été tué ? Un repas sans viande peut être un vrai repas et vous n’avez pas besoin de manger de la protéine animale à tous les repas. En limitant votre consommation et en achetant de la viande et du poisson de meilleure qualité et en respectant le « circuit court », vous rendrez service à la planète, à votre porte-monnaie et à votre organisme. Je pense que j’essaierai au maximum de transmettre ça à mon fils parce que c’est vraiment quelque chose d’important pour moi. Après, je ne veux pas être trop moralisatrice, et je ne suis pas une militante végétarienne, j’aimerai juste qu’on soit un peu plus responsables tous ensemble (BISOUNOURS !).

Au pays du tout surgelé et du plat préparé, il n’est pas toujours évident de consommer responsable. Trouver des fruits et légumes de saison, qui ne viennent pas du Mexique (même si finalement, ce n’est pas si loin) et à un prix raisonnable ce n’est vraiment pas évident et c’est un casse-tête quotidien. Je dirais même plus, c’est tellement compliqué que ça pousse les gens à ne même pas se poser de question ! Quand on paie une pomme 1$ et qu’elle n’a même pas de goût et qu’elle est tellement lustrée de produits qu’elle brille, c’est difficile de se contraindre à consommer responsable. Mais soyons clairs : le réchauffement climatique n’est pas une invention des Chinois pour dominer le monde ! Cette semaine, il a quand même fait tellement chaud à Washington qu’on a dormi la fenêtre ouverte, début février !

L'hiver à Washington
L’hiver à Washington

L’une des choses qui m’a vraiment poussée à me questionner c’est d’avoir un bébé. D’abord sur mon alimentation durant ma grossesse, même si je savais que mon végétarisme n’aurait aucun impact négatif sur mon corps ou mon bébé, il m’a quand même fallu faire attention à ma consommation. La quasi-totalité de ma grossesse ayant eu lieu en été, il m’a été assez simple d’avoir accès à des fruits et légumes locaux et de saison. Mais l’alimentation n’a pas été mon seul point de questionnement. J’ai vraiment envie de me dire que j’ai fait de mon mieux pour préserver l’environnement, pour lui. Et si je dois pour ça, utiliser des couches lavables, acheter le moins de vêtements possible et freiner sur les sorties, ça sera bien volontiers. Pour la question des couches lavables, je vous en reparlerai très bientôt parce que c’est un sujet HYPER important !

Ma bête noire, et on en a tous une, c’est le coca zéro. Quelle honte ! Et pourtant je l’ai vu ce documentaire sur les ravages du coca, mais, pourtant c’est bien difficile à arrêter. Depuis ma grossesse, ma consommation a vraiment beaucoup diminué et j’en suis vraiment très contente. Autant j’ai pu dire adieu aux bonbons (à base de gélatine animale) et le Nutella (qui participe grandement à la disparition de plusieurs espèces animales et qui détruit la vie de beaucoup de gens dans des contrées lointaines) autant le coca qui détruit ma santé, la planète et les pays d’où proviennent les matières premières,  c’est un peu plus compliqué… Honte à moi ! Mais je ne désespère pas, un jour j’y arriverai !

Je suis enchantée de voir que le zéro déchet se repend en France comme une épidémie de grippe au milieu de l’hiver, et je peux vous assurer qu’avec Marie on n’a pas fini de vous en parler ! Et petite précision : tous ces questionnements ne sont pas uniquement l’affaire des bobos écolos, nous sommes tous concernés.

Elise Huguette
Je suis scénographe et éclairagiste parmi les activités que je pratique. Je suis passionnée de voyage et de couture et je vis à Washington DC!

3 Comments

  1. J’adore ton article! Vraiment! L’ évolution de ton mode de consommation me semble tout à fait normale… dans le sens ou moi aussi, après 4 ans au Canada et un petit bout de chou arrivé à la fin, j’ai réellement remis en question mon mode d’alimentation , mais pas seulement, mon mode de consommation aussi! Et pour rien au monde je ne voudrais revenir en arrière. Dès maintenant, alors que mon bout de chou a 3 ans, lorsqu’il me demande tel ou tel fruit ou légume… ou un jouet… je le fais réfléchir sur la provenance… qui l’a fait… qui l’a produit…est-ce de saison…afin qu’il intègre au plus tot le fait que l’on peu obtenir certaines choses ou pas, sous certaines conditions… Je trouve vraiment ça hyper important!

  2. Hâte de lire un article sur les couches lavables, je me questionne à ce sujet ayant des amies avec des avis très contradictoires. Hâte, hâte !
    Et merci pour ton post ! C’est certain qu’aux usa la question devient vraiment plus grande, mais chaque jour de courses qui passe me pousse aussi à questionner ma consommation. Même ‘il est dur d’appliquer tous nos principes théoriques concrètement dans notre quotidien, j’y travaille ! Et certainement qu’avoir un bébé fait avancer les choses !

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